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mardi, 12 février 2008

Un silence d'environ une éternité

Boris Schreiber, écrivain détestable et merveilleux, est mort hier.

J'avais commencé par Un silence d'environ une demi-heure, récit de ses années de jeunesse au titre magnifique emprunté à L'Apocalypse de Jean. Ma lecture du second tome étant bien avancée, m'était venue, attablée dans un bistrot, l'envie impérieuse de lui écrire pour le remercier. Puis j'avais lu la partie de son autobiographie concernant son enfance. Trouver ses autres livres n'était pas toujours facile, mais ma collection s'étoffait. Entre temps, il avait répondu à mon courrier. Nous avons bu un verre à la Closerie des lilas, et prolongé la soirée dans un restaurant russe par un dîner qui m'a surtout marquée par le nombre infini de toasts qu'il a voulu porter tout au long du repas. Il m'a offert quelques-uns de ses livres, de ceux qu'il avait sauvés du pilon. Et ce fut tout.

Il avait 84 ans, rempli sa vie à ras bords.

Commentaires

silence...

Ecrit par : fffred | mardi, 12 février 2008

Boris Schreiber était un monstre littéraire. Il n'avait qu'une obsession, l'écriture. Il vient de nous quitter. Nous reste maintenant la lecture envoûtante de ses romans, en particulier le dernier, Faux Titre, récemment publié au Cherche-Midi : roman intense, bouleversant. A (re)lire d'urgence.

Ecrit par : isa | dimanche, 17 février 2008

La lecture de votre post me laisse penser que vous avez bien lu le 4e de couverture. Encore un effort et vous constaterez que Faux titre n'est pas un roman...

Ecrit par : tsubaki | dimanche, 17 février 2008

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