mardi, 30 octobre 2007
Vomir
Lu dans Libération de ce jour, page 15 :
Basile Moumegni Dessom, citoyen camerounais, s'est rendu fin août à la préfecture de Nogent-sur-Marne pour faire renouveler son titre de séjour. Refus de l'administration.
Motif : son épouse (citoyenne française) "étant décédée le 22 août, l'intéressé ne peut démontrer que la communauté de vie entre son épouse et lui demeure" et "ne peut donc se prévaloir des dispositions relatives au séjour vie privée et familiale".
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vendredi, 26 octobre 2007
Pas glop
Mes yeux engourdis relèvent dans le Parisien du matin que finalement Jean préfère se concentrer sur ses études de droit. Pas d'Oscar pour Monsieur Fils.
De leur côté, Amaelle puis Libé nous révèlent la puissance contestataire du sorcier binoclard. Ouais. L'exercice est probablement intellectuellement agréable et ne coûte pas cher. Oliver Twist et la petite marchande d'allumettes n'ont guère changé le monde. Un livre le peut-il ? Ah ben, y a Mein Kampf...
09:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 24 octobre 2007
Info du matin
07:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 23 octobre 2007
J'éteindrai pas
à 19h55.
19:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 19 octobre 2007
It is trop drôle !
Alors voilà, 34 à 10, un beau match des Argentins, des Français tout piteux, Sarkozy invisible, mais au fond du son, les hauts-parleurs du Parc laissent éclater un magistral "Non, rien de rien, noooooonnnnn, je ne regrette rien...".
Sursaut de dignité du public... qui siffle.
Pendant ce temps, Laporte compte les jours : encore deux mois à attendre, en compagnie d'un procureur de service, que les irrégularités financières dont il est soupçonné tombent sous le coup de la prescription.
22:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 17 octobre 2007
Reçu par mail à 18h19 d'un ami qui...
s'appelle Thierry, projectionniste de son état, dans un cinéma multiplexe de la firme Gaumont :
"Faut quand même que je te fasse part de mon étonnement ce matin, en arrivant au boulot quand j'ai vu une serie de 12 bobinos d'un court métrage à ajouter obligatoirement à nos premières parties de films pendant une semaine...
Le titre... La lettre de Guy Môquet."
18:29 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
samedi, 13 octobre 2007
J’me la pète
J’aurais pu aller le voir dans un café avec bières et regards complices, mais je voulais présenter le haka à mon chat et je me disais bien que c’était probablement la dernière occasion cette année. Donc, à l’heure dite, debout chat dans les bras, j’allume le poste. Et le haka eut lieu sous nos yeux médusés. Médusés de la ligne formée par les joueurs français, fermement campés à 1m de leurs adversaires. Par la caméra qui ne sait plus où donner de l’objectif. Par la débauche de testostérone en fragile équilibre entre absolu ridicule et émotion brute.
Puis le match, et le plaisir de ce bras de fer consciencieux, méthodique. Un match entêté magnifique à regarder. Les bras bêtement levés au coup de sifflet final, je me fige une micro-seconde à l’image de National Sarkozy dans la même posture. Oh et puis merde ! Va quand même pas me dicter mes plaisirs ! Je peux aussi aimer ça sans lui donner quitus !
Dimanche
J’aurais pu aller déposer une fleur en hommage à Anna Politkovskaïa. J’ai pensé à elle. Mais je suis allée chez Ikea. Et termine la lecture de Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami.
Lundi
Le soir, je signe pour passer du 19 au 18, du 46 au 19, de 530 à 700, de 1 à 3, de deux plaques électriques à une gazinière. Et il y aura une cheminée. Déménagement en novembre, Noël en décembre. Et peintures en octobre.
Mardi
Le soir, au Zapping, George Bush en gros plan, l’honnêteté peinte en double couche sur le visage, nous parle de la volonté de la Cour Suprême d’obliger au respect de la troisième Convention de Genève :
- Elle vise à empêcher toute atteinte à la dignité humaine.
Longue pause, regard circulaire.
- C’est très vague.
Pause un peu plus courte.
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
Mercredi
Dans Libération aujourd’hui, page 6, une photo me saisit, dont la légende m’apprend que la scène se passe à l’avant d’un 4x4. Trois visages. L’un au centre, en retrait, souriant mais pensif. Normal est l’adjectif qui me vient au vu des deux « made in Grévin » qui l’accompagnent. A gauche, un visage de latex, luisant, yeux écarquillés, sourcils portés haut, bouche droite et lèvres tendues. A droite, visage de cire doucement penché, teint de cire, regard vague. Il s’agit donc d’une promenade dans la nuit, près de Moscou. Un probable garde du corps, Sarkozy et Poutine. Quel est l’arbre vers lequel Vladimir précipite placidement son 4x4 ?
Jeudi
Tandis que l’homme africain fait rien qu’à continuer de ne « pas assez [entrer] dans l’histoire », de ne connaître « que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles », de ne pas faire « de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès », tandis que l’homme africain « reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble écrit d’avance », tandis que jamais il « ne s’élance vers l’avenir », tandis que jamais « il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin », l’homme russe, lui, jouit, dans le domaine de ses droits, de « spécificités » telles que National Sarkozy n’a « pas de leçons à donner à la Russie ». La femme russe, elle, est assassinée le 7 octobre 2006.
Vendredi
Cette semaine, j’aurais donc signé un bail, acquis un réfrigérateur double froid, enrichi mon vocabulaire en matière d’électroménager, acheté un lave-linge, un pot de peinture turquoise, un pot de peinture rose, un pot de peinture chocolat.
06:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Libération, Poutine, Politkovskaïa, Murakami, haka, Sarkozy
jeudi, 04 octobre 2007
événement
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Nelly.
03:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 03 octobre 2007
Si c'était un quizz, la réponse serait indevinable
Frédérique Roussel publie ce jour dans Libération un "Grand angle" consacré à la censure. Et de glisser en fin de papier, l'air de rien, en tout cas sans tambour ni trompette, une info croquignolle :
"La dernière interdiction d'un livre aux mineurs remonte à 1997, pour les Meilleurs histoires drôles du chanteur Carlos (Ramsay)."
12:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


