« 2007-06 | Page d'accueil | 2007-08 »

lundi, 30 juillet 2007

Cimetière

Vache ! Serrault ce matin et là tout de suite Bergmann… Sale temps pour les poètes. Mais, pourquoi c’est jamais Ludivine Sagnier ou Vincent Delerm qui meurent ?

mardi, 24 juillet 2007

Mes nuits sont plus courtes que mes jours

Le 11 juillet, il arriva chez moi.
Le 12 juillet, je passai la journée à penser à lui, à me demander s’il allait bien, ce qu’il faisait.
Le 13 juillet, je me rendis publiquement à l’évidence : je l’aimais. Et constatai dans la foulée qu’un tel sentiment est envahissant. Puis le quittai, la mort dans l’âme, pour un week-end champenois.
Le 20 juillet, nous prîmes le métro ensemble pour la première fois.
Dans la nuit du 22 au 23 juillet, je le chopai par la peau du cou et le balançai à travers la pièce.
 
 
 
Il y a un chat qui habite chez moi. Un chaton plein de vie qui va finir empaillé s’il continue à passer mes nuits à s’entraîner au 110m haies.

mercredi, 04 juillet 2007

Persépolis

J’avais 17 ans, j’étais en terminale. Sont arrivés cinq jeunes gens en provenance d’Iran. Ils sont immédiatement devenus une attraction dans le lycée, d’autant que trois d’entre eux étaient beaux, mais beaux ! Ils ne parlaient pas français, et n’avaient d’ailleurs eu à remplir aucun questionnaire sur les vertus républicaines, en ces temps décadents de gouvernement socialo-bolchévique. J’avais donc un avantage non négligeable sur mes petits camarades (surtout les filles, hein) : je pouvais converser à l’aise et en anglais avec ces magnifiques étrangers.
-    Avant de venir ici, j’ai passé quelques mois sur le front.
-    Ah oui, on t’a envoyé là-bas…
-    Non : j’étais volontaire.
-    Volontaire ? Volontaire pour aller sur le front ?
-    Ben oui, pourquoi pas ? Je voulais voir comment c’était.
-    Ben… Tu aurais pu te faire tuer.
 
Il sourit.
-    Vous, en France, vous parlez toujours d’insécurité. Un jour, j’étais à Téhéran, dans la rue. Une rue large. Des coups de feu ont éclaté. Tous les passants se sont jetés par terre. Une balle a ricoché par terre et a touché l’homme couché devant moi. Il est mort. Juste devant moi. Alors le front…

Toutes les notes